Assurance emprunteur : la liberté de changement encore freinée par les pratiques bancaires
- Thibaut Plominski
- 9 janv.
- 2 min de lecture

Un droit reconnu mais difficile à exercer
Le droit pour un emprunteur de changer d’assurance de prêt est désormais clairement établi. Pourtant, dans la pratique, de nombreux clients se heurtent encore à des obstacles lorsqu’ils souhaitent faire jouer la concurrence. Les acteurs alternatifs de l’assurance dénoncent des stratégies dilatoires qui ralentissent ou découragent les démarches, en contradiction avec l’esprit du texte en vigueur .
Des délais de traitement sources de blocages
Les demandes de substitution d’assurance sont fréquemment confrontées à des délais excessifs. Les réponses tardives, les dossiers incomplets ou les demandes répétées de justificatifs créent une situation d’incertitude pour les emprunteurs. Ces pratiques nourrissent un sentiment d’inégalité de traitement et fragilisent la confiance dans le fonctionnement du marché.
L’avenant bancaire au cœur des critiques
L’exigence d’un avenant bancaire lors du changement d’assurance est régulièrement pointée du doigt. Pour les assureurs alternatifs, cet outil constitue un levier administratif permettant aux établissements prêteurs de conserver la maîtrise du processus. Plusieurs organisations professionnelles plaident pour sa suppression, estimant qu’il freine l’exercice effectif du droit au changement.
Une concurrence encore déséquilibrée
Le marché de l’assurance emprunteur reste largement dominé par les établissements bancaires. Cette position leur confère une capacité d’influence importante sur le parcours des clients. Les assureurs indépendants dénoncent un déséquilibre structurel qui limite l’ouverture réelle du marché, malgré les avancées réglementaires.
Des appels à une évolution du cadre légal
Face à la persistance de ces obstacles, certains acteurs réclament un renforcement des mécanismes de contrôle et de sanction. L’objectif serait de garantir une application homogène des règles et de rétablir une concurrence plus équitable au bénéfice des emprunteurs. Ces demandes relancent le débat sur l’efficacité du dispositif actuel.
FAQ – Changement d’assurance emprunteur
Pourquoi le changement d’assurance reste-t-il complexe ?
En raison de pratiques administratives lourdes et de délais prolongés imposés par certains établissements.
L’avenant bancaire est-il obligatoire ?
Il est actuellement requis, mais fait l’objet de nombreuses critiques.
Les assureurs alternatifs sont-ils pénalisés ?
Ils estiment que les conditions actuelles limitent leur accès au marché.
Les emprunteurs peuvent-ils contester un refus ?
Ils disposent de recours, mais les démarches restent complexes.
Une réforme est-elle envisagée ?
Des discussions existent autour d’une évolution du cadre pour lever les derniers freins.
Conclusion : un droit à consolider dans les faits
Le changement d’assurance emprunteur illustre l’écart persistant entre le droit et sa mise en œuvre concrète. Tant que certaines pratiques bancaires perdureront, la promesse d’une concurrence pleinement ouverte restera inachevée. Le renforcement des règles pourrait constituer une étape décisive pour restaurer l’équilibre du marché.
🔗 Pour en savoir plus : L’Argus de l’assurance



